À quelques jours du Ramadan et du Carême chrétien, la question du coût de la vie s’est imposée au centre de l’actualité. Ce vendredi 13 février 2026, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a tenté d’apporter des réponses aux inquiétudes grandissantes des populations face à la hausse des prix des produits de première nécessité.
Le ministre a admis que l’augmentation des denrées est bien réelle, tout en soulignant qu’elle s’inscrit dans une dynamique mondiale. Selon lui, la tension sur les marchés internationaux des céréales et des produits alimentaires, combinée aux crises géopolitiques et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, explique en grande partie la situation actuelle. Les coûts du transport maritime et la volatilité des prix des hydrocarbures, a-t-il rappelé, ont un impact direct sur les prix pratiqués sur le marché local.
Des allègements fiscaux pour amortir le choc
Face à cette conjoncture, l’exécutif assure avoir opté pour une stratégie d’atténuation. Parmi les mesures évoquées figurent la réduction, voire la suppression, de certaines taxes à l’importation sur des produits essentiels. L’objectif affiché est de limiter la répercussion intégrale des hausses internationales sur les consommateurs guinéens.
Le porte-parole a pris l’exemple du blé, dont les cours ont connu une envolée sur le marché mondial ces dernières années. Malgré cette progression, le gouvernement estime avoir contenu l’augmentation du prix du pain sur le plan national. Il a également fait état de dispositions prises pour réduire les charges portuaires, notamment les frais liés aux retards de déchargement, afin de diminuer les coûts supportés par les importateurs.
Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par les ménages, le ministre a insisté sur le fait qu’aucun État ne peut neutraliser totalement les effets d’une inflation d’origine internationale, mais qu’il est possible d’en freiner l’ampleur à travers des mesures ciblées.
Élections : des dépenses encadrées par les mécanismes de contrôle
Abordant ensuite le financement des prochaines échéances électorales, le porte-parole a rappelé que l’organisation d’un scrutin représente un investissement important, commun à tous les pays. Il a toutefois assuré que les coûts engagés relèvent d’un processus encadré par les textes et soumis à des mécanismes de contrôle.
Il a notamment évoqué le rôle de la Cour des comptes, chargée d’auditer les dépenses publiques et de rendre ses rapports accessibles. En outre, les données financières liées aux activités de l’État sont intégrées dans la loi de règlement transmise au Parlement, garantissant ainsi, selon lui, la transparence des chiffres.
Aïssata SYLLA



