Le Syndicat national de l’enseignement franco-arabe de Guinée (SNEFAG) a exprimé sa vive inquiétude face à la situation que traversent plusieurs étudiants guinéens en séjour d’études en Égypte. Dans un communiqué rendu public le 4 mars 2026, l’organisation syndicale évoque une situation carcérale préoccupante touchant notamment des étudiants issus du cursus franco-arabe.
Selon le SNEFAG, l’étudiant guinéen Aboubacar Savané est décédé dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février 2026 alors qu’il se trouvait en détention dans un centre carcéral égyptien. Le syndicat a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté estudiantine guinéenne vivant en Égypte.
Au-delà de ce décès, l’organisation affirme avoir été informée d’une vague d’interpellations visant des ressortissants guinéens dans ce pays. D’après ses informations, plus de 30 étudiants seraient actuellement détenus, tandis que certaines sources locales évoqueraient un chiffre dépassant la cinquantaine.
Le SNEFAG dénonce des conditions d’arrestation et de détention qu’il juge préoccupantes et susceptibles de contrevenir aux conventions internationales relatives aux droits de l’homme.
Face à cette situation, le syndicat appelle les autorités diplomatiques et consulaires guinéennes au Caire à intervenir rapidement afin d’éclaircir les circonstances du décès d’Aboubacar Savané à travers une enquête indépendante. Il demande également l’engagement d’actions diplomatiques urgentes pour obtenir la libération des étudiants qu’il considère comme arbitrairement détenus.
Par ailleurs, le SNEFAG invite le gouvernement guinéen à renforcer la protection consulaire des ressortissants guinéens à l’étranger afin de prévenir de tels incidents à l’avenir.
Dans son communiqué, l’organisation exhorte aussi les étudiants guinéens vivant en Égypte à garder leur calme tout en restant solidaires. Elle annonce la mise en place d’une cellule de crise au sein de son Bureau exécutif national pour suivre l’évolution de la situation, en collaboration avec les familles des étudiants concernés et des organisations de défense des droits humains.
Le SNEFAG assure enfin qu’il poursuivra ses démarches afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les droits et la dignité des étudiants guinéens soient préservés.



