Devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), le ministère public, représenté par le procureur Ousmane Sanoh, a indiqué ne pas être en mesure de démontrer les faits d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux imputés à l’ancien ministre Oyé Guilavogui. Toutefois, il a estimé que les charges liées au détournement de deniers publics restent, selon lui, fondées.
À l’appui de son argumentation, le parquet a mis en avant plusieurs ressources financières que l’ex-commis de l’État aurait administrées au cours de ses fonctions dans différents départements ministériels, notamment ceux des Télécommunications, de l’Environnement et des Transports. Parmi les montants évoqués figurent :
- 12 millions de dollars correspondant à des reliquats dans le cadre du projet de relance de la SOTELGUI ;
- 46 milliards de francs guinéens liés au fonds forestier ;
- 68 milliards de francs guinéens relatifs à la production des permis de conduire biométriques.
Sur cette base, le procureur a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 50 milliards de francs guinéens. Il a également sollicité de la juridiction, dirigée par Yagouba Conté, l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien ministre.
La Cour a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 29 avril 2026.
Source mediaguinee



