Le tribunal de première instance de Dixinn a rendu son verdict ce lundi 27 avril 2026 dans l’affaire impliquant Moussa Oularé, poursuivi pour incitation à la haine et injures publiques via un système informatique.
À la barre, le prévenu a tenté de justifier ses propos, affirmant qu’ils avaient été tenus sous le coup de la colère. « Je voulais simplement guider un étranger qui ne connaît pas la Guinée. J’ai grandi en forêt, à N’Zérékoré, je ne peux en aucun cas dénigrer mes parents forestiers », a-t-il déclaré, avant de présenter ses excuses à la communauté forestière. Il a également soutenu que la vidéo à l’origine de la procédure avait été partiellement diffusée et sortie de son contexte.
Dans ses réquisitions, le ministère public a estimé que les faits reprochés étaient suffisamment graves et constitutifs des infractions prévues par les textes en vigueur, notamment les articles 29 de la loi 037 ainsi que les articles 363 alinéa 2 et 366 du Code pénal. Le procureur a souligné que les propos incriminés avaient été tenus « en pleine connaissance de cause » et qu’ils avaient suscité une vive indignation. En conséquence, il a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 10 millions de francs guinéens.
De son côté, la défense, assurée par Me Kemoko Malick Diakité, a plaidé les circonstances atténuantes, mettant en avant l’état émotionnel de son client au moment des faits. L’avocat a également insisté sur le fait que Moussa Oularé n’était ni à l’origine de l’enregistrement, ni de la diffusion de la vidéo, estimant que ses excuses devraient être prises en compte par le tribunal.
Après avoir entendu les différentes parties, le juge Mohamed Sangaré a rendu sa décision séance tenante. Le tribunal a déclaré Moussa Oularé coupable des faits d’incitation à la haine et d’injures publiques par le biais d’un système informatique. Il a été condamné à une peine d’un an d’emprisonnement ainsi qu’au paiement d’une amende de 10 millions de francs guinéens. Les frais et dépens ont également été mis à la charge du condamné.
Les parties disposent d’un délai de 15 jours pour interjeter appel de cette décision.
Source mediaguinee



