Sept (7) partis politiques guinéens ont officiellement rejeté, ce vendredi 12 juin 2026, les résultats provisoires du double scrutin législatif et communal du 31 mai dernier, publiés par la Direction générale des élections (DGE).
Réunis à la Maison de la presse de Conakry, les responsables du RPR, du NFD, du MND, de l’UNG, de l’UDIR, du NIC et de l’UPR ont exprimé leur désaccord à travers une déclaration conjointe. Ils dénoncent notamment de présumés « dysfonctionnements majeurs », des « altérations de résultats » ainsi qu’une « confiscation de la volonté populaire ».
Prenant la parole au nom des formations signataires, Diabaty Doré du RPR a réaffirmé l’attachement de ces partis aux principes démocratiques, à la paix sociale et à la stabilité nationale, tout en faisant part de leurs préoccupations quant au déroulement du processus de centralisation et de publication des résultats.
« Tout en réaffirmant notre attachement indéfectible aux principes démocratiques, à la paix sociale et à la stabilité de notre pays, nous tenons à exprimer collectivement nos plus profondes préoccupations face à ce qui s’apparente à une véritable confiscation de la volonté populaire », a-t-il déclaré devant la presse.
Les partis contestataires affirment notamment que les résultats ont été rendus publics alors que leurs représentants participaient encore aux travaux de compilation au sein des commissions administratives de centralisation des votes.
« Nos représentants étaient encore engagés dans les travaux de compilation au sein des commissions administratives de centralisation des votes. Pourtant, les résultats étaient déjà proclamés sur les antennes nationales », a soutenu Diabaty Doré.
Selon ces formations politiques, cette situation soulève des interrogations sur la traçabilité et la fiabilité des résultats provisoires publiés par l’organe de gestion des élections.
Face à ce qu’ils considèrent comme des irrégularités, les sept partis disent avoir saisi la Cour suprême et placent leurs espoirs dans l’arbitrage de la haute juridiction.
« Nous fondons notre espoir sur la rigueur, l’indépendance et la dignité de la Cour suprême. Nous attendons d’elle qu’elle examine les pièces irréfutables que nous lui avons soumises et qu’elle dise le droit », a conclu M. Doré.
La Cour suprême est désormais attendue pour se prononcer sur les différents recours introduits dans le cadre du contentieux électoral lié aux scrutins du 31 mai 2026.
I.SYLLA



