Lors de la réunion politique de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) tenue le samedi dernier, Souleymane Souza Konaté, responsable de la cellule de communication du parti, a tenu un discours vigoureux contre ceux qu’il accuse de vouloir saboter l’unité et la crédibilité de sa formation politique.
Dans une déclaration sans détour, Konaté a dénoncé l’attitude de certains acteurs politiques qui, selon lui, instrumentalisent l’UFDG à des fins personnelles. « L’UFDG est devenu une marchandise pour des politiciens sans repère ni conviction. Ils sont prêts à tout sacrifier pour de l’argent, de l’ego et des ambitions démesurées », a-t-il affirmé devant les militants.
Il a également salué le travail des communicants du parti, les appelant à ne pas céder aux provocations de ceux qui, selon lui, attaquent Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo uniquement pour exister politiquement. « Il y en a qui ne peuvent survivre qu’en s’en prenant au président du parti ou à la direction nationale pour espérer des postes ou de la visibilité. Ces individus ne comptent pas dans le combat démocratique que nous menons. »
Le responsable de la communication a souligné la force et l’importance du collectif au sein de l’UFDG, tout en rappelant que l’engagement véritable se mesure au sein de la structure, et non en dehors. « En dehors de l’UFDG, vous découvrez que vous ne représentez rien. »
Dans la seconde partie de son intervention, Souleymane Souza Konaté a vivement critiqué le système judiciaire guinéen, qu’il considère aujourd’hui comme défaillant. Il a rappelé les engagements pris par le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, à son arrivée au pouvoir en septembre 2021, notamment celui de faire de la justice « la boussole » de la transition.
« Aujourd’hui, cette justice est devenue le problème, alors qu’elle devait être la solution. Le vol, le détournement et l’enrichissement illicite sont devenus la norme pour le CNRD. Pendant ce temps, les organes censés lutter contre la corruption, comme la CRIEF, restent silencieux face aux abus de ceux qui sont au pouvoir », a-t-il dénoncé.
Konaté a conclu son intervention par une mise en garde : « Adhérer à un parti est un droit, partir en est un autre. Mais œuvrer à la destruction de l’UFDG expose à la résistance de millions de Guinéens déterminés à défendre leur parti. »
Aïssata SYLLA



