La Direction générale des élections a procédé à l’installation de la commission financière chargée de proposer les montants des cautions de candidature et le plafonnement des dépenses de campagne en vue des élections législatives et communales prévues en 2026.
Selon la Directrice générale des élections, Djenab Touré, cette commission aura pour mission de définir trois types de cautions correspondant aux différents scrutins prévus dans le cadre de ces élections couplées.
« Nous avons procédé à l’installation de la commission financière qui aura la responsabilité de faire une proposition pour les cautions de candidature. Nous aurons trois cautions parce que nous avons trois scrutins de liste. N’oubliez pas que ces élections sont couplées : les législatives et les communales vont se tenir ensemble », a-t-elle expliqué.
Concernant les législatives, deux modes de scrutin sont prévus. Le premier est le scrutin de liste à la représentation proportionnelle pour l’élection de 49 députés sur la liste nationale. Le second concerne le scrutin majoritaire uninominal et plurinominal, qui permettra aux citoyens d’élire leurs représentants au niveau des circonscriptions électorales, pour un total de 98 députés.
La Directrice générale des élections a également précisé qu’une proposition de répartition des sièges par circonscription a été soumise et devra être entérinée par le président de la République dans les prochains jours. Cette décision permettra de déterminer le nombre de députés par circonscription, la loi prévoyant entre un et cinq députés selon les zones.
S’agissant des élections communales, les cautions concerneront également les listes de conseillers communaux. Le nombre de conseillers varie de 11 à 45 par commune, en fonction de la taille de la population.
Djenab Touré a indiqué que les actes réglementaires nécessaires sont actuellement en préparation au niveau du Secrétariat général du gouvernement et de l’exécutif, afin de permettre la fixation officielle des cautions.
Par ailleurs, la commission devra aussi proposer un plafond global des dépenses de campagne, conformément aux nouvelles dispositions légales qui renforcent le contrôle financier des élections.
« La loi est très rigoureuse cette fois-ci. Les dépenses de campagne seront contrôlées par la Cour des comptes. La commission doit nous aider à proposer un montant global pour le plafonnement des dépenses », a-t-elle souligné.
La commission financière est présidée par l’ONASUR, conformément à la loi. Elle est composée d’un représentant de cette institution, d’un représentant du ministère de l’Économie et des Finances, d’un représentant du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, ainsi que de deux représentants de la Direction générale des élections.
Les travaux de la commission ont officiellement démarré et devraient durer cinq jours, avec pour objectif de permettre la fixation des montants avant l’ouverture du dépôt des candidatures.
« C’est une étape importante, car elle permet aux citoyens et aux listes candidates d’évaluer leur capacité financière à payer les cautions. Sans caution, la candidature est automatiquement rejetée », a rappelé Djenab Touré.
De son côté, Mamadou Sanoussy Bah, président de la commission financière, a salué la confiance renouvelée placée en lui pour diriger cette structure.
« C’est un sentiment de joie, mais aussi de reconnaissance envers toutes ces personnes qui m’ont renouvelé leur confiance en me reconduisant à la tête de cette commission pour une deuxième fois », a-t-il déclaré.
Il a toutefois reconnu que la mission sera plus exigeante cette année, en raison du couplage des deux scrutins.
« La charge est plus lourde cette fois-ci, puisque nous travaillons sur deux élections en même temps. Mais nous ferons tout pour mériter cette confiance », a-t-il assuré.
Selon lui, les travaux porteront principalement sur deux axes : la fixation des cautions de candidature et le plafonnement des dépenses de campagne.
« Nous avons plusieurs niveaux de caution, car il y a les élus locaux et les députés. Quant au plafonnement des dépenses, nous allons travailler de manière globale afin d’aboutir à une proposition équilibrée et acceptable », a-t-il précisé.
La commission dispose d’un délai de quatre à cinq jours pour finaliser ses propositions, avant leur validation et leur publication officielle par la Direction générale des élections.
Aissata SYLLA



